Articles - Hamid Khmou

Mon parcours artistique a abouti actuellement à la publication de 14 chansons soit trois albums. J’ai commencé l’enregistrement en l’an 2000.
Mes chansons portent généralement sur : le social, l’affectif, la culture, la spiritualité...
En guise d’exemple, je cite :
* Awa mayd ac ttenigh s wul inew ils walut mec isawel uânzul a Rebi is day tyakaz…
Elle parle d’un langage plus fort que la parole. Elle exprime la voix de l’âme…
* Id aldjig n tifsa aytrid a yul : Hat ur ghuri afud nes, awa llan s bab nes…
Elle traite la situation de celui dont l’enthousiasme dépasse les moyens. De ce fait, il vit l’insatisfaction perpetuelle…
* A tafuyt ul inew unfen ata kjem tid mara ttaf titti new ibrdan itnumi…
Elle porte sur la lumière spirituelle, la lumière et la connaissance …
L’instrument :
Mes chansons, que je compose, se basent sur : « almaqamat almusiqya », elle sont universelles mais n’en connais que l’appellation arabe par exemple : « albayati », « assika », « lhjaz »…
Je me suis basé sur Luthar en tant qu’instrument authentique, traditionnel mais sur des tons lyriques modernes. Ce-ci permet à l’artiste d’exprimer toutes les gammes vocales. Cette méthode a pour avantage d’étendre les chants Amazighs au delà de l’oreille Amazigh. Ils seront ainsi connus et classés à côtés des chants internationaux.
Ce-ci est perceptible dans la chanson : awa mayd ac ttinigh s wul inew iles walut…
Contraintes :
Les contraintes sont des défis à affronter dans la vie pour avancer. La principale difficulté rencontrée est le manque d’esprit de professionnalisme chez les artistes, certes nombreux et talentueux. L’art, notamment, la chanson est considérée comme un passe temps, une activité liée à une certaine étape de la vie.
Etre artiste professionnel a été mon rêve depuis mon enfance. Et depuis, j’ai milité pour rendre et préserver à l’artiste son statut dans la société.
Ce n’est que très récemment qu’une évolution positive dans ce sens est perçue. Grâce peut-être à l’ouverture au monde extérieur.
Ce qui entrave le parcours d’un artiste local est :
le manque d’infrastructures à savoir : le théatre, les salles, les entreprises de production et diffusion, les studios d’enregistrement…
la faible valorisation de l’art et des artistes suite au manque de festivités.
Sauf efforts de quelques acteurs et associations, mobilisées par l’âme militante visant, par les moyens disponibles à faire émerger la voix artistique locale.
C’est ce qui a incité l’artiste à chercher son intégration ailleurs. Par là, je lance un appel à une coopération collective qui sera de nature à valoriser notre culture.
Ecrit par Hamid KHMOU.
Source: www.Sawt-Atlas.com
Note: 10
Ecrit par: Outl@ouch, Le: 11/03/07